Plantes Médicinales : Premiers Secours de la Nature

Lorsque les ressources médicales conventionnelles ne sont pas disponibles, les plantes sauvages peuvent devenir de précieuses alliées. Anciennes gardiennes de la santé humaine, ces herbes offrent une panoplie de remèdes naturels pour traiter une variété de maux et de blessures. Dans cet article, nous explorerons le monde des plantes sauvages médicinales et leur utilisation dans les premiers secours en milieu naturel.

Disclaimer : Bien entendu, ces plantes ne substituent en rien à l’intervention de professionnels ou à la médecine moderne. Surtout en cas d’urgence ! On parle de premiers secours en milieux isolés, très isolés, et/ou de bobologie (une égratignure, un bouton, une petite brûlure, etc.). Si vous avez une urgence, un moyen de communication vous appelez un numéro d’urgence. Si vous êtes un peu câblés, vous avez une formation renouvelée et mise à jour aux premiers secours.

Les plantes sauvages incontournables pour les premiers secours

Piqûres d’insectes :

  • Plantain (Plantago major) : Vous pouvez écraser et appliquer les feuilles fraîches de plantain directement sur les piqûres d’insectes pour soulager les démangeaisons et réduire l’inflammation.
  • Mauve (Malva sylvestris) : Les feuilles et les fleurs de mauve peuvent être utilisées pour calmer les irritations cutanées causées par les piqûres d’insectes.
  • Lierre terrestre (Glechoma hederacea) : utilisé pour soulager les irritations cutanées telles que les piqûres d’insectes et les éruptions cutanées. En appliquant une décoction des feuilles sur la peau, on peut réduire l’inflammation et soulager les démangeaisons.
  • >> Attention à ne pas frotter les piqures avec les feuilles (vous pourriez aggraver l’irritation), mâchez les feuilles pour en extraire le suc et l’appliquer ensuite sur la piqure.

plaies

  • Renouée bistorte (Polygonum bistorta) : Les racines de la renouée bistorte peuvent être utilisées pour fabriquer une pâte cicatrisante qui favorise la guérison des plaies et des coupures.
  • Consoude (Symphytum officinale) : La consoude est connue pour ses propriétés cicatrisantes et anti-inflammatoires. On appliquera des cataplasmes de consoude sur les zones inflammées pour réduire l’enflure et favoriser la guérison.
  • Achillée millefeuille (Achillea millefolium) : L’achillée millefeuille possède des propriétés hémostatiques, ce qui en fait un remède efficace pour arrêter les saignements. En utilisant les feuilles fraîches de la plante, on peut appliquer une compresse sur une plaie pour réduire le flux sanguin et favoriser la coagulation.

Brûlures

Millepertuis perforé (Hypericum perforatum) : Le millepertuis est utilisé pour ses propriétés cicatrisantes et apaisantes sur les brûlures légères. Vous pouvez appliquer son huile pour soulager la douleur et favoriser la guérison. J’en fabrique en faisant infuser les fleurs dans une huile de coco en plein soleil pendant plusieurs jours, quand l’huile devient rouge c’est prêt !

Vous pouvez aussi utiliser des feuilles de mauve, de plantain ou de consoude écrasées.

fièvre

Saule blanc (Salix alba) : L’écorce de saule blanc contient de la salicine, métabolisée dans le corps en acide salicylique, l’ingrédient actif de l’aspirine. Ainsi, l’écorce du Saule peut aider à réduire la fièvre et à soulager les douleurs corporelles. Vous pouvez préparer une décoction de l’écorce comme remède fébrifuge.

Le bouleau (Betula spp.) : Le bouleau contient lui aussi de la salicine, mais moins que le saule blanc. Vous pouvez mâcher ou infuser l’écorce dans de l’eau chaude pour obtenir des effets analgésiques (contre la douleur), antipyrétiques (contre la fièvre) et anti-inflammatoires. Les effets sont similaires à ceux de l’aspirine, moins efficaces toutefois.

Sauge (Salvia officinalis) : La sauge est une plante sauvage commune qui possède des propriétés antiseptiques et antipyrétiques. En infusant les feuilles fraîches ou séchées dans de l’eau chaude, vous pouvez préparer une tisane qui peut aider à réduire la fièvre. Elle a l’avantage de ne pas contenir de composés proches de l’aspirine si vous y êtes allergiques.

Conseils pour utiliser les plantes médicinales en toute sécurité

L’utilisation des plantes sauvages à des fins médicinales requiert quelques précautions :

  1. Identification correcte : Assurez-vous d’identifier correctement la plante avant de l’utiliser. Des erreurs d’identification peuvent entraîner des réactions indésirables ou des empoisonnements.
  2. Provenance : Récoltez les plantes sauvages dans des zones non contaminées par la pollution ou les produits chimiques agricoles.
  3. Quantité : Utilisez les plantes avec parcimonie et modération. Une surutilisation peut entraîner des effets indésirables. Pour tout remède à base de plantes, la concentration et la biodisponibilité des composés actifs peuvent varier d’une plante à l’autre et d’une préparation à l’autre.

Il s’agit d’un tout petit aperçu de l’immense potentiel médicinal des plantes, à utiliser avec précaution et conscience bien sûr. N’hésitez pas à tester ça dans un milieu sécurisé, à la maison, accompagné par quelqu’un qui connaît, avant d’avoir à l’expérimenter sur le terrain en situation d’urgence.


A propos de l’auteure :

Alice Fauconnier  illustratrice nature plantes sauvages comestibles forêt dessinatrice graphiste peintre mural écologie survie en sauvagement

Je m’appelle Alice Fauconnier et suis une dessinatrice passionnée par la nature. J’ai créé Little Wild Leaves pour ensauvager vos vies ! .

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