Randonnée & plantes sauvages

Les beaux jours arrivent ! Une petite randonnée, ça vous dit ? Peut-être même que c’est le voyage qui vous démange ? en quoi les plantes sauvages sont-elles si intéressantes pour tout randonneur ou toute baroudeuse qui se respecte. Les plantes sauvages, on y pense souvent comme à quelque chose d’un peu saugrenu. Pourtant elles peuvent vous faire vivre vos aventures d’une toute autre façon avec quelques connaissances.

randonnée, bivouac, survie
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Autonomie et légèreté

Selon les biotopes que vous prévoyez d’explorer, les plantes sauvages permettent d’alléger légèrement le sac à dos. Mieux que tout le lyophilisé que vous emporterez, les déchets en moins, la fraîcheur en plus. Les sauvages sont pleines de micronutriments donc votre corps vous dira merci. Sauf si vous faites une erreur d’identification^^.

J’ai fait tout un voyage de la France à la Roumanie de cette façon. Et je peux vous garantir qu’expérimenter ce pouvoir d’autonomie est particulièrement réjouissant. Cela m’a permis de m’autoriser quelques sorties des voies principales en sachant que je trouverai à manger sans trop d’efforts. Même si c’était parfois incertain, le goût de l’aventure avait plus de substance… et de saveur. C’est une façon de gouter le pays !

Vous pouvez aussi faire sécher certaines récoltes pour fabriquer vos propres lyophilisés et les emmener lors de vos randonnées. J’ai souvent avec moi des champignons séchés et de la poudre d’ortie, la farine de tilleul est également intéressante. Sans compter toutes les propriétés nutritives et minéralisantes des plantes citées.

La slow randonnée vous connaissez ?

On voit souvent les lieux de nos promenades comme des écrans verts, un paysage. Le but est de prendre l’air ou performer physiquement. On oublie qu’on est au milieu d’un garde-manger. Et parfois, on oublie simplement de prendre le temps.

La cueillette est une autre dynamique plus à l’affût, plus lente. Il faut anticiper, faire des réserves. Il arrive de traverser des étendues sans ressources : des zones montagneuses, asséchées, des terres rendues trop acides par des plantations d’épicéas, des lieux pollués, des villes etc. Vous devrez vous rapprocher de ce que faisaient nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Nomades et glaneurs, ils passaient le plus clair de leur temps à la recherche de nourriture. Leurs déplacements et lieux de séjour étaient liés aux ressources en nourriture, pas l’inverse.

Vous devrez récolter au fur et à mesure de votre journée ou prévoir vos zones de bivouac en fonction de la richesse végétale que vous y trouverez. Peut-être vous arrêterez-vous avant le point de bivouac prévu. Parce que vous aurez trouvé cette zone et que vous prévoyez un temps de cueillette et de transformation. Cela pourra aller de quelques feuilles glissées dans les sandwiches à la petite tisane de plantes médicinales du soir. Jusqu’à un repas sauvage complet, en fonction du temps dont vous disposez.

Prendre soin de soi

On peut traiter pas mal de bobologie et même des trucs assez costauds grâce à des plantes : piqûres, brûlures, plaies, infections, etc.

J’avais détaillé tout ça dans cet article : https://www.littlewildleaves.fr/plantes-medicinales-premiers-secours-de-la-nature/ .

Il est aussi possible d’utiliser les plantes pour éviter que de petits désagréments ne ruinent notre randonnée. Quand on connaît un peu leurs propriétés et qu’on a expérimenté en amont leur effet sur notre organisme. La gorge sèche après une soirée près d’un feu de camp ? une tisane d’aiguilles ou de jeunes pousses d’épicéas. Prendre soin de son système cardiovasculaire pour garder la forme : tisane de fleurs d’aubépine. Constipé ? Pissenlit, ail des ours, graines de plantain, ortie. Petite forme au réveil : ortie, baies de cynorhodon. Insomnie : Mélisse, tilleul, valériane. Ballonnements : les apiacées du type cerfeuil, carotte sauvage, fenouil sauvage. Un petit état infectieux ? une tisane de thym. And so on… De petits gestes pour profiter pleinement de votre virée, même hors des sentiers battus.

Le kit nourriture pour manger sauvage en randonnée

Concrètement, comment on fait son kit nourriture dans l’optique de manger sauvage en randonnée ?

Je vous conseille d’emmener des contenants qui passent au feu et un réchaud.

A moins que vous ne donniez dans la chasse et la pêche, il vous faudra une source de protéine animale ou végétale. Un bon vieux saucisson, du jerky ou de la poudre de pois chiche, des paillettes de soja, du fromage, des oeufs, etc. Il y a peu de chance pour que vous trouviez des protéines en quantité suffisante dans les plantes sauvages, à moins de vous gaver d’orties.

Ensuite, il vous faut des glucides : une belle miche de pain, du couscous, de la purée en poudre, de la farine, des nouilles de riz, de l’avoine. Dans la nature il y a des glucides dans les racines (bardane, carotte sauvage) ou dans les fruits à coques (glands, châtaignes, noix, noisettes). Mais ce sera un temps de récolte et de préparation à prendre en considération et il en faut en quantité suffisante.

Pour un voyage ou une randonnée de plusieurs jours, j’emmène souvent de l’huile d’olive, de l’ail, du sel voire des épices, du sucre, du lait en poudre que je mets dans de tout petits contenants. Ensuite on cuisine comme à la maison. On fait en sorte de bien nettoyer ses mains (surtout si on cuisine pour d’autres) et nettoyer ses récoltes à l’eau, voire les cuire au moindre doute.

Pour les idées recettes c’est simple tout est dans mon livre ^^


A propos de l’Auteure :

Alice Fauconnier, dessinatrice et auteure passionnée par la nature. J’ai créé Little Wild Leaves pour ensauvager vos vies !

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